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Titre : Mushishi (蟲師)
Adapté du manga de URUSHIBARA Yuki
Studio : Artland (Reborn, Bokura ga Ita, Happiness etc...)
Diffusion au Japon : du 22 octobre 2005 au 18 juin 2006.
Nombres d'épisodes vu : 26/26
Autres : un film réalisé par Otomo
Date de la review : 07/07/07 (whaw ! Lucky !)
A noter, les lectures des kanji servant de titre peuvent former mushishi.
虫史 ?
(histoire d'insecte ?)
Dans le monde, il existe des créatures fantastiques ayant de pouvoirs surnaturels. Tantôt nuisibles, tantôt bienfaisantes, on les appelle les mushi. Il en existe des millions, que seule une poignée d’élus peuvent les voir ou communiquer avec eux. Nous suivrons les voyages de l’un d’entre eux, Ginko, un mushishi, c'est-à-dire une personne qui est chargée d’étudier ces fascinants mushi.
En fait, le titre de l’anime utilise un kanji rare pour le mot Mushi.
Littéralement, il veut dire insecte mais habituellement on utilise plutôt 虫 et non celui là 蟲. Quant au second kanji 師, il signifie maître, expert.
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Ginko, un héro au regard qui tue. |
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Au début de l’histoire, on pourrait apparenter ces mushi avec leur équivalence anglaise, un insecte un bug, qui est également une nuisance. Cependant, en avançant petit à petit dans l’histoire, on découvrira à l’aide de ce maître insecte qu’est Ginko, qu’ils ne sont pas forcement néfastes et peuvent servir à l’équilibre du monde. Une sorte de Ying et Yang. Ginko sera là essentiellement pour rendre service aux gens, mais également pour rétablir cet équilibre ou ne rien faire pour justement garder cet équilibre intact. Il peut ainsi |
sauver certaines personnes mais devra en abandonner certaines tant leur condition est irréversible ou quand une fatalité doit quand même avoir lieu.
務志士 ?
(devoirs patriotique ?)
Ce monde fascinant semble, directement, inspiré des nombreux mythes et légendes japonaises, exemple, l'épisode avec l'arbre qui enfante est la légende de Kaguya hime. Mais si tous miracles étaient œuvre d’un mushi ? Et si tous caprices de la nature seraient la faute des mushi ? Pourtant, je ne pense pas que le but premier de cet œuvre soit là pour déresponsabiliser l’homme de ses méfaits sur dame nature. Mushishi est bel est bien une œuvre écologique mais pas que cela, il y a aussi le respect des traditions et des valeurs ancestrales, choses si chères au Japon contemporain qu'on demande à la jeunesse de les préserver.
En fait, par la neutralité de Ginko, Mushishi est une œuvre qui ne juge pas. Du fait de sa condition de voyageur itinérant, Ginko sera le seul & l’unique personnage de l’histoire que l’on verra dans tous les épisodes. Pourtant, il n’est pas le centre de chaque épisode. Il ne demeure qu’un simple élément extérieur. C’est une façon aussi de ne pas permettre au spectateur de s’attacher aux autres, nous devons également nous aussi rester neutre. D’ailleurs les personnages dans les différents villages que Ginko visitera ont pratiquement tous la même gueule (oui, justifions le manque de compétente du charadesigner).
Quelques personnes que Ginko rencontrera pendant son voyage. |
Ne voulant jamais réellement s’impliquer hors des histoires de mushi, Ginko se limite à faire son travail. Lui-même l’avouera, il attire les mushi (tout comme les grands détectives attirent les crimes, n’est-ce pas Conan ?), mais je pense que c’est un faux prétexte. Mushishi ne se veut aucunement moraliste. C’est bien plus subtil. Il laisse au spectateur le libre arbitre et juger par lui même. On est bien loin du monde manichéen des shounen où tout est blanc ou noir.
無視死 ?
(ignorance de la mort ?)
Les épisodes les plus intéressants de l’anime sont ceux qui justement s’intéressent à lui. L’épisode contant son enfance est certainement l’un des épisodes les plus intéressants avec celui de la bibliothèque où sont enfermés tous les savoirs sur les mushi. Avis totalement subjectif bien entendu. Certains épisodes sont poignants comme l’avant dernier avec la fille aveugle mais ceux qui permettent d’en savoir d’avantage sur l’univers des mushi, dont Ginko fait parti, sont les plus intéressants. Les autres épisodes sont d’une qualité assez inégale au niveau scénaristique. On pourrait croire que c’est terriblement répétitif. Ginko arrive dans une ville, détecte un mushi et réfléchit à ce qu’il va faire. Cependant, la variété des mushi nous fascine assez pour que l’on s’accroche.
Dee merveilleux décors aussi variés les un que les autres... |
Mushishi est ce qu’on pourrait qualifier un iyashi kei, une œuvre calme. Quelque chose qui n’a pas besoin de grand-chose pour qu’on s’imprègne de l’ambiance. C’est la principale force de cet anime. Cette ambiance calme, reposante, aidé par la musique adéquate. J’ai été agréablement surpris par l’opening thème en anglais, The Sore Feet Song chanté par Ally Kerr. C’est une beauté mélancolique.
De plus en voyageant, avec Ginko, on peut voir une multitude de paysage différent, tous les plus soigné les un que les autres.
Forcement on ne peut qu’adhérer si on est fan d’autre chose que de série bourrin avec du sang.
L'anime n'est pas encore licencié en France, mais le manga, 8 volumes, est édité chez Kana.
Rédaction
: 天災流川
I walked ten thousand miles ten thousand mile and i hurt my foot...
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